
Construire un delta n’est pas trop compliqué ! La source la plus sûre est le site de Dan Leigh. Voici 11 points pour une pratique plus sûre et agréable en PACV, dont les 7 premiers sont tirés directement des conseils de Dan Leigh.
Les 11 points clés
La symétrie est clé ! Le delta doit pouvoir voler correctement sans queue.
Angle de nez : légèrement supérieur à 90° afin de donner un peu plus de surface, à hauteur équivalente. Des valeurs entre 94 et 100° sont fréquentes.
La vergue (spreader) doit être bien raide : c’est « le moteur » qui va permettre au cerf-volant de monter plus que de reculer. La longueur s’ajuste en suspendant le delta par la quille à l’envers et en mesurant le creux entre la voile au centre et le spreader : le rapport creux/distance nez-bord d’attaque doit être entre 12 % (vents faibles) et 16 % (vents soutenus), voire jusqu’à 20 % pour les cas extrêmes. Éviter un raccord métallique au centre de la vergue.
Le mât (spine) ne doit pas être trop souple, sous peine de se déformer et d’entraîner la chute. Si un raccord est mis, il doit se trouver dans la partie inférieure (arrière) du delta.
Les renforts aux lignes de tension sur la voile : sur les axes entre les extrémités de la vergue et la queue, entre le haut des barres de bord d’attaque et le haut de la quille, ainsi que sur la quille autour du point d’attache. Plus que de résister à l’usure, ces renforts servent à renforcer le delta et éviter sa déformation en vol.
La flexibilité des barres dans les ailes est clé. En pliant juste comme il faut, elle apporte la stabilité. L’ordre de grandeur est d’utiliser de la fibre de verre avec un ratio longueur(cm)/diametre(mm) = 18. Pour un delta grand (+ 1,4 m de haut), on peut utiliser du carbone en veillant à garder une bonne souplesse.
Le clip : C’est le signe caractéristique de la série R. Cette réduction de la barre d’aile dans sa longueur, la rend un peu plus raide, tout en remettant un peu de traînée.
Les barres sont fixes et maintenues serrées en place par les coutures (pas d’accessoires ou élastiques qui s’usent).

La quille double ou quille ballon : elle ajoute un peu de poids mais permet au delta en dévente de reculer plus vite. Elle améliore également la fonction « parachute » si la nacelle descend. Tout delta qui porte un appareil devrait en être pourvu.
Détail pratique : Pour les grands deltas, la barre est maintenue en place par une couture « partielle » et peut se dégager vers le haut, permettant un rangement plus compact.
Le dynamic spreader : conçu par Mike LeDuc, il donne plus de polyvalence à un delta, notamment vers le haut de la plage de vent. À éviter dans le petit vent en raison de la dégradation du rendement et du poids additionnel.
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