Bénéficier d’un retour vidéo est un avantage certain pour pouvoir affiner son cadrage. Il est en général constitué de 3 parties : la captation de l’image, la transmission au sol et l’affichage pour le cervoliste.
Ce domaine a énormément évolué depuis une vingtaine d’années et est aujourd’hui accessible au grand public à coût raisonnable.
1. La captation
La plus pratique est celle qui récupère directement l’image, telle qu’affichée sur l’écran de l’apn. Il faut que l’appareil dispose d’une prise « vidéo out » capable de diffuser en direct l’image (liveview). Les prises analogiques sont de plus en plus rares sur les apn récents, et parfois remplacées par des prises hdmi. Assurez-vous qu’elles sont utilisables pour la prise de vue (liveview) et pas seulement pour la lecture des images. Le retour des fonctions affichées sur l’écran de l’apn permet de visualiser d’éventuels messages d’alerte tels qu’une carte pleine ou une batterie vide… Pour certains appareils récents dotés d’une interface applicative (API) il est possible de récupérer le flux vidéo sur une adresse wifi, avec les limites de portée que cela induit. Si aucune prise n’est disponible il faut alors recourir à un ensemble intégrant une mini caméra, dupliquant la vue de l’apn – avec l’émetteur. Ces modules sont là encore peu onéreux et facilement utilisables.
2. La transmission au sol.
Elle se fait en général par des émetteurs radios classiques en 2,4 ou 5,8 GHz, qui ne pèsent que quelques grammes. Choisir les fréquences différentes de celles utilisées pour les commandes de la nacelle et de l’appareil. Ces émetteurs sont souvent analogiques et imposent de convertir une éventuelle sortie HDMI. Ils nécessiteront aussi une alimentation, qui peut provoquer des perturbations si elle est partagée avec l’alimentation des servomoteurs. Notons l’apparition récente d’émetteurs numériques venus de la technologie drone, très prometteurs.
3. L’affichage pour le pilote, au sol.
Il regroupe un récepteur, (associé à l’émetteur sur la nacelle), et un écran capable d’afficher le retour ainsi obtenu. Là encore les technologies ont évolué et on trouve des produits tout intégrés, parfois même avec la radiocommande. Certains récepteurs peuvent être connectés directement pour la visualisation sur un téléphone, évitant le recours à d’autres écran et accus.
Les branchements sont en général assez simples, mais gare aux alimentations : les tensions nécessaires aux servos, retour… peuvent être différentes et méritent attention. Soigner les soudures pour éviter les faux contacts, et respectez la réglementation qui impose des limites de puissance, largement suffisantes pour notre activité, afin aussi de ne pas perturber les autres.
KAPiDocs