Sympa ! mes collègues kapers m’ont dit ; toi qui a une imprimante 3D, fais nous une fiche sur ces nouveaux équipements pour la réalisation des nacelles et tout. Ca marche!, non ?

Ben à vrai dire je ne suis pas un expert du sujet, et surtout je manque encore de recul pour voir dans le temps comment tout cela se comporte. Des nacelles genre Brooxes ou alu, j’en ai tordu dans tous les sens. Mais là je n’arrive pas à consolider une expérience.

Alors oui l’impression 3D c’est assez stimulant :
- On fait « à sa main » si on se bat un peu avec les outils de conception : en taille, en forme, en robustesse. J’ai eu la chance d’avoir un coup de main d’un concepteur mécanique pour faire une vraie nacelle c’est super ! Appliqué à ma nacelle standard j’ai pu la rendre plus polyvalente et régler enfin le principal point de faiblesse : leur suspension au picavet par le seul axe de la vis du servo !! Le résultat est là : une nacelle sur mesure, avec des « sabots » interchangeables adaptés à chaque appareil. J’ai même fait un sabot pour un téléphone !
- On gagne aussi en simplicité, en limitant le nombre de pièces. Par exemple, j’ai taillé mes engrenages à la taille exacte du pignon du servo. Plus de palonniers et autres pièces intermédiaires. Autre exemple : une nacelle UL destinée à un téléphone : tout est parfaitement calé pour le servo et le téléphone. Montage très rapide. Et poids tenu dans l’objectif de 250 gr téléphone compris. De même une mini nacelle pour soulever sur un demi picavet une osmo pocket, relativement facile à faire en 3D.
Mais alors pourquoi ce léger manque d’enthousiasme à partager ?
- Méfiance à l’égard du PLA cette matière utilisée par l’imprimante qui a la réputation de fondre assez vite ? On en a vu des bien déformées sur les plages de La Turballe. Les couches se décollent parfois et s’arrachent sans en connaître vraiment la cause ? Je n’ai pas encore assez le recul pour apprécier la durabilité de ces nacelles, et pour être franc, pour avoir supprimé le point de fragilité de mes nacelles, je ne vais pas supprimer la ligne de vie ! Et que dire de cette nacelle, échappée des mains au moment de faire le sac pour Cervia, dont le pivot a cassé net et qu’il fallait 13 heures pour réimprimer ! bon elle a tenu avec de la colle mais….. Le PETG semble plus résistant, à vérifier dans le temps.
- Humeur capricieuse de ces imprimantes 3D, certes pas chères dans l’absolu mais dont les réglages sont parfois bien mystérieux et surtout assez instables.
- Des pièces rebelles : je n’ai toujours pas réussi à concevoir un picavet qui soit à la fois aussi robuste, et aussi léger que nos petites croix Brookes. J’ai pourtant testé des choses originales, à 3 branches, repliables….
- L’impression 3D simplifie donc apparemment la réalisation….si on aime se colleter avec le PC : CAO, impression 3D. Internet permet de s’inspirer de ce qui existe déjà.
Il reste que l’outil permet de sortir des sentiers battus et un peu d’originalité dans les réalisations. Et d’être au plus près du besoin. Pour un coût raisonnable. Mais le kap a aussi besoin de robustesse et de fiabilité. Il faut donc rappeler, que, quels que soient l’outil : ordinateur, étau, ou tournevis, la réalisation d’une nacelle demande un rien de compétence si on veut faire beau et bien.
D’autres kapers ont tenté l’aventure I3D avec plus ou moins de succès et restent également bien discrets. Certains autres collègues avec des matériaux bien classiques font parfois plus léger. Et plus joli, non ? Alors il est temps de confronter les avis ! Et peut être pourquoi pas de réfléchir à mutualiser nos envies et réussites ? Et rêver d’une conception modulaire mutualisée, suivie d’une impression dans un atelier ad hoc, ou chez l’un d’entre nous qui maîtrise le sujet et peut combiner les matériaux.
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